top of page
  • Black Facebook Icon
  • Noir Icône Instagram
  • Black LinkedIn Icon

Articles & Actualité

Dernière mise à jour : 24 avr. 2024

Quand on la connait peu, la méditation est souvent associée à la relaxation, avec la représentation qu’elle va nous permettre de ne plus avoir de pensées et qu’ainsi nous allons être apaisés.

Ce n’est pas tout à fait cela…

La méditation est avant tout un processus actif dans lequel le pratiquant s’engage : apprendre à se poser, à ramener intentionnellement la conscience de soi-même sur le corps et s’y ancrer à travers la perception des sensations corporelles telles que celles des mouvements du souffle et points d’appui de la posture.

Cette clef simple est particulièrement efficace. Nous vivons bien souvent loin de nous-mêmes, tel un voyageur, parfois errant, sur les chemins de notre pensée. Puis, réalisant que nous sommes en apnée d’avoir été ballottés par nos pensées depuis un bon moment, nous nous retrouvons épuisés d’avoir ainsi vagabondé, à notre insu. La méditation nous invite à nous re-poser à la maison, c’est-à-dire dans notre corps, à l’intérieur de nous.


Et lorsque notre attention descend dans le corps, elle peut, enfin, trouver un contenant où se rassembler. Nous n’avons plus besoin de faire l’effort de lui courir après, puis qu’elle se pose d’elle-même.

La pensée continue à exister, car nous existons et qu’elle fait partie de nous. Dans la méditation, simplement, la pensée prend corps, et donc s’ancre, s’enracine et nous donne ce profond sentiment de sécurité, de n’être plus qu’un : esprit, cœur et corps.

J’aime particulièrement le programme de pleine conscience MBCT, car dans celui-ci, et comme son nom l’indique, nous apprenons à devenir pleinement conscient de ce qui nous habite, et nous pouvons ainsi identifier précisément comment agir.

Notre mal-être est comme un voisin que l’on côtoierait quotidiennement sans vraiment le connaitre. La MBCT, après nous avoir introduit à la pratique apaisante du souffle, nous propose d’inviter ce voisin familièrement inconnu, et d’apprendre à le connaître, et surtout à le reconnaître.


En effet, notre mal-être arrive parfois de loin, mais nous sommes trop occupés pour y prêter une attention curieuse et avertie. La MBCT nous propose d’en devenir expert pour nous apprendre à en prévenir toute manifestation trop démesurée, et surtout pour nous apprendre à être dans l’action face à celui-ci.


En effet, notre mal-être arrive parfois de loin, mais nous sommes trop occupés pour y prêter une attention curieuse et avertie. La MBCT nous propose d’en devenir experts pour nous apprendre à en prévenir toute manifestation trop démesurée, et surtout pour nous apprendre à être dans l’action face à celui-ci.

 
 
 

Le Collège Notre-Dame et Christel Bourgogne a proposé une réflexion sur « Les écrans » en général.

Les élèves ont été invités à préparer cette intervention avec leurs parents afin de les sensibiliser plus consciemment à la présence d'outils numériques ainsi dans leur vie quotidienne. L’intention était également de pouvoir ouvrir un espace de paroles parents-enfants sur le sujet.

J’avais constaté une grande richesse dans la diversité des expériences et du regard des élèves face « aux écrans ». Pour la plupart, des règles dans l’utilisation des écrans étaient déjà présentes à la maison, et les élèves avaient facilement tendance à les comprendre et à les justifier.

Mais qui dit « écrans » dit Internet !

Ainsi, des thématiques autour des contenus étaient régulièrement revenus : l’image de soi véhiculée sur les réseaux les sociaux, développer du discernement sur les informations déversées sur les réseaux, apprendre à faire la différence entre « le vrai et le faux », la peur de louper des informations (ce que les américains appellent : The fear of missing out), l’ennui quand les écrans s’arrêtent, le besoin d’être sur son portable pour faire passer le temps, la possibilité d’être en lien, le risque du harcèlement. Mais aussi toute l’utilité d’internet pour chercher des informations, l’efficacité, la rapidité.


Aujourd’hui, nous savons parfaitement que parler « des écrans » ne veut rien dire : on parle d’utilisation des écrans, du type de support, des contenus recherchés, des applications utilisées, des objectifs, du temps passé en fonction de l’activité effectuée.

Comment utiliser efficacement et judicieusement son téléphone, son ordinateur, de façon à en maitriser l’utilisation et non être, soi-même maitrisé par cet outil ? Car ce n’est qu’un outil, tels sont la question et l’enjeu : un usage éclairé des outils numériques. Préserver son libre-arbitre, et rester maitre de son attention.


Il a été proposé aux élèves de tenir « un journal de bord » de leur usage des écrans en leur demandant de noter les observations suivantes :

- Le temps passé sur l’écran utilisé,

- Sur quel type de support en faisant quelle activité?

- La façon dont ils se sentaient ensuite?


L’objectif était de réfléchir avec eux sur ce que leur avait apporté le journal de bord, et quelles stratégies efficaces, avaient-ils trouvées pour leur permettre de réguler leur usage « des écrans ».


Cette intervention sur deux jours au collège s'est clôturée avec une conférence à destination des parents et des enseignants afin de leur faire un retour sur cette intervention, et aussi pour les informer sur l’utilisation des écrans avec l’éclairage des recherches dont on dispose actuellement. Des pistes d’accompagnement en lien avec la compréhension de l’usage de ces fameux « écrans » ont été abordées. Sachant que, aujourd’hui, nous adultes, passons énormément de temps sur notre portable, sur notre ordinateur et la génération précédente devant la télé ! Les enfants se plaignent également de la non-disponibilité de leurs parents dont l’attention est elle-même captivée par ces objets devenus quasiment indispensables.


L’usage des écrans et plus particulièrement du téléphone, est devenu chez les jeunes, y compris les collégiens, un outil à la fois de travail, d’information, de connexion sociale et de divertissement (pour ne pas dire distraction).


Notre attention est toujours posée sur quelque chose, la question est : sommes-nous conscients du support sur lequel nous la posons, et de ce qui l’attire ?


Maitriser notre usage des écrans c’est maitriser nos objectifs attentionnels.

On parle aujourd’hui d’ « économie attentionnelle » : nos ressources attentionnelles sont très convoitées par les médias qui font de leur captation un enjeu économique majeur.

Réfléchir à notre usage des écrans c’est choisir de cultiver notre libre-arbitre, nos capacités de discernement.


Le cerveau des adolescents est encore très immature pour résister à la tentation de l’immédiateté : les outils numériques proposent des réponses rapides, alimentent la sensation de récompense immédiate, et les contenus des réseaux sociaux sollicitent essentiellement notre cerveau émotionnel qui est naturellement très orienté vers le lien social et a tendance à être sur un mode de réponse de type automatique et réactif. Pour ne pas dire irréfléchi.

L’usage des outils numériques crée ainsi ce que l’on appelle un « conflit attentionnel » : entre « hyper attention » et « deep attention » (cf. Pr Katherine Hayles), c’est-à-dire entre une attention constituée d’une oscillation rapide entre différentes tâches, avec la recherche d’un niveau élevé de stimulation avec peu de tolérance pour l’ennui, et une attention captée par un seul objet, sur un long moment, c’est l’attention profonde. Cette dernière est essentielle au développement de l’estime de soi et au bien-être durable, car elle cultive un meilleur engagement des facultés cognitives et un niveau de présence de meilleure qualité.

Une information entre cerveau, attention et émotions

Un questionnaire sur leur usage des écrans est proposé en amont par les enseignants aux élèves.

Nous faisons émerger ensemble les aspects dits « positifs » ou « négatifs » du portable.

Je leur donne une information entre cerveau, attention et émotions.

C’est ainsi que se fait le lien entre « écrans », attention et relation à l’autre.

Nous pouvons ensuite réfléchir à l’intérêt de développer un usage éclairé des écrans, et commencer à évoquer des « astuces » de régulation des écrans, en lien avec les outils développés par ATOLE et les exercices de pleine conscience.


La deuxième journée a pour intention de revenir sur le chemin parcouru depuis la première rencontre. Et de continuer à concrétiser une posture de régulation des écrans.

Un vrai challenge! Oui !


Je suis toujours si agréablement surprise de l'intelligence des collégiens face à ces questions , de leur perspicacité, et surtout de leur sincérité. Je suis profondément convaincue que c’est en allant à leur rencontre, dans l’ouverture et la confiance, que nous leur donnons la possibilité de faire les choix dont ils ont déjà conscience mais dont parfois ils ne savent pas encore comment s’approcher ni comment se saisir.


Conférence « Prévention dans l’usage des écrans : améliorer l’attention, préserver la relation » de Christel Bourgogne sur demande

 
 
 

Dernière mise à jour : 24 avr. 2024

En quoi l’apprentissage de la pleine conscience est-elle bénéfique aux enfants ?


Depuis plusieurs années maintenant, la méditation de pleine conscience ou « Mindfulness » (littéralement « Pleine conscience »), est entrée dans nos vies, que ce soit par intérêt personnel ou au détour d’un article spécialisé ou grand public.

De la réticence, dans un premier temps, à un effet de mode, dans un deuxième, cette « banalisation » de la méditation amène une méconnaissance de cette approche, pourtant, maintenant plus largement étudiée scientifiquement, et dont les effets ont été clairement identifiés et mesurés.

L’apprentissage de la méditation, approche millénaire, a été codifiée dans les années 80, par un docteur en biologie moléculaire américain le Dr Jon Kabat Zinn, sous la forme d’un programme laïque le MBSR, très structuré, en 8 séances de 2h à 2h30, dans le cadre de la prise en charge d’affections chroniques telles que le psoriasis. Aujourd’hui, ce programme s’adresse autant aux patients qu’aux soignants dans le domaine de la santé somatique et mentale. Le MBSR vise à la réduction du stress, le MBCT est un programme qui, allié à la thérapie cognitive favorise la prévention de la dépression et de la rechute dépressive.


Il existe aujourd’hui d’autres programmes spécialisés pour différents types de problématiques, telles que les addictions, les troubles du comportement alimentaires, etc.

Dans une interview au Monde, Jon Kabat Zinn témoigne : « En collaboration avec le docteur Richard Davidson, de l'université du Wisconsin-Madison, nous avons mené auprès de deux groupes une autre étude sur le bien-être et la santé. Un premier groupe prenait part au programme de huit semaines de MBSR. Avant la formation à la méditation, les schémas d'activation cérébrale des deux groupes étaient identiques. Mais, après les huit semaines d'entraînement, les méditants affichaient une augmentation de l'activation dans certaines régions du cortex frontal gauche, alors que l'inverse s'était produit pour le groupe qui n'avait pas suivi la formation. Ces changements cérébraux signalent une augmentation des émotions positives et une gestion plus efficace des difficultés en situation de stress. Les études sur la méditation de pleine conscience connaissent un développement sans précédent. ».

La méditation est donc, de façon très contemporaine, une approche sérieuse, aux effets mesurables.

C’est un apprentissage qui requiert de l’engagement. Comme tout entraînement, il demande régularité et motivation et pour cela une intention personnelle claire !

Rapidement, au bout de quelques semaines, cet entrainement porte ses fruits : un plus grand calme s’instaure face aux situations qui d’habitude nous font chavirer émotionnellement. Nous développons une meilleure attention, et un meilleur bien-être naturel lié au fait de rester plus ouvert à la vie telle qu’elle se présente à nous.

La méditation destinée à la pleine conscience est accessible aujourd’hui au plus grand nombre, dont le souhait est de se sentir plus serein, et en meilleure possession de ses moyen, de ses facultés.


Qu’en est-il des enfants et des adolescents ?


Nous avons « presque » tous entendus parler de « Calme et attentif comme une grenouille », de Eline Snel qui a eu pour bénéfice d’ouvrir les portes de cette pratique aux enfants, dans les écoles, à la maison … dès le plus jeune âge. Il existe aussi « Un cœur tranquille et sage » de Suzan Kaiser Greenland qui a développé un programme très intéressant pour les enfants.


Le premier programme thérapeutique pour les enfants a été constitué en 2015, aux États-Unis, avec l’aide de Jon Kabat Zinn : « La pleine conscience pour les enfants anxieux ». D’autres programmes ont vu le jour ensuite, dont celui de Jeanne Siaud Facchin « Mindful Up », pour les enfants et les adolescents auquel je me suis formée en 2016.


Celui que je propose pour cette rentrée est le programme de Sandrine Deplus « Gestion des émotions basé sur la pleine conscience ».

Docteur en psychologie, Sandrine Deplus a effectué de nombreuses recherches sur les changements mesurables de ce programme sur la gestion des émotions chez l’enfant, et de l’adolescent, mais aussi sur les capacités de concentration et l’impulsivité. Ce programme est ludique et très didactique. Très ajusté au développement de l’enfant qui a besoin de concret et d’exercices simples, faciles à mettre en place et à utiliser. Comme je le disais, la pleine conscience ça s’entraine : apprendre à être attentif à son attention, prendre du recul, développer son humour et ses ressources face aux situations de stress, aux bouleversements émotionnels… Se sentir pleinement « Capitaine à bord », manœuvrer ses réactions face aux tempêtes de la vie : garder le cap ! Nos « chères têtes blondes », si sollicitées en permanence, par l’école, l’environnement, les réseaux sociaux, le regard des autres, peuvent apprendre à se sentir en sécurité avec eux-mêmes et… le partager du même coup avec toute leur famille, car la pleine conscience, c’est tellement mieux tous ensemble, et c’est tellement utile à tous !




 
 
 
atelier enfants 2022
article cycle adultes 3 séances
bottom of page